Cécilia Sarkozy et Ludivine Sagnier, deux femmes en scène : l'une reste, l'autre pas.
Le 10 août, j'ai failli publier ça ! J'aurais dû car j'avais eu une bonne intuition :
Le Point a proposé dernièrement deux articles qui mettent en scène les femmes, leur sensibilité et la complexité d'être soi devant des hommes finalement attirés par leur différence et malhabiles à l'accepter... Ces deux articles, écrits l'un par Anna Bitton l'autre par François-Guillaume Lorrain, m'inspirent quelques réflexions :
Céciila, "la part non négociable" de Sarkozy (mots repris dans l'article), vit près d'un président avec lequel elle doit recréer ses marques, a du mal à se situer avec ce pouvoir qui lui est donné sans qu'il lui soit tout à fait reconnu, face à un peuple qui ne l'a pas choisie et qui attend beaucoup d'elle sans vouloir a priori lui faire confiance, aux côtés d'hommes politiques qui se méfient de son emprise sur le président... Nous pourrions avoir pitié de ce qu'elle va vivre, comme nous pourrions avoir eu pitié de Lady Di. Car nous savons trop bien que certains feront leurs choux gras de ses faux pas, attendant les erreurs pour bien la "casser". Certains admireront sa beauté pensant aussi que c'est une arme futile et trop efficace, donc répréhensible ! De plus, le pouvoir de Nicolas fabrique les défis que se lance Cécilia ; et la sérénité de la première Dame de France se gagnera par une lutte pied à pied avec les medias, les politiques, les proches de Sarkozy et le peuple. Ce sera difficile pour elle de baisser la garde et j'espère qu'elle ne le fera pas trop tôt.
Ludivine Sagnier, dont le talent m'épate rôle après rôle, joue, quant à elle, pour Chabrol le symbole de ces femmes qui selon lui "en bavent pour s'en sortir". "Que devient la pureté en ce bas monde ?" s'interroge Chabrol via le journaliste. La pureté, la transparence, la franchise, autant de valeurs auxquelles il faut tenir et qui sont pourtant, pour certains, bien encombrantes...
J'aime que l'art, celui de Chabrol comme celui de nombreux autres, mette en scène ces dilemmes-là et nous offre via des métaphores plus ou moins osées de réfléchir sur notre quotidien et nos valeurs.
Pouvoir, identité préservée, pureté : alliance irréaliste ou symbiose que peuvent oser les femmes ?
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Aujourd'hui, 18 octobre 2007, nous allons commencer à regretter que Cécilia ait été houspillée par les médias et les politiques car, sincèrement : à qui son absence va-t-elle être utile ? En France, certains hommes politiques ont du mal à reconnaître le pouvoir des femmes s'il s'associe à de la beauté, de l'élégance, de la jeunesse. Si les femmes sont laides, mal habillées, un peu masculines, c'est plus simple pour beaucoup d'entre eux. Voyez comme ont été disséqués les faits et gestes de ces jolies femmes comme Cécilia Sarkozy, Elisabeth Guigou, Lady Diana ou Ségolène Royal. Leurs atouts se sont retournés contre elles.
En période de chasse, le gibier comprend d'instinct l'alternative : mourir ou fuir. Car, les biches pourchassées, malgré leurs beaux yeux, ont rarement la vie sauve.
Dommage, Cécilia, ton audace avait sa place à l'Elysée.








Le choix de la garde-robe a-t-il une aussi grande influence ? oO
Rédigé par: Docteur Peuplu | 19 octobre 2007 at 05:51
La garde-robe fait partie de la communication non verbale et a un poids considérable. L'impact est d'autant plus fort lorsqu'une personne est souvent à l'image sans avoir de micro pour s'exprimer.
De nombreuses femmes en politique sont obligées de brider leur féminité pour éviter certains sarcasmes.
Rédigé par: Bettina Soulez | 19 octobre 2007 at 07:12
Céciila ou Cécilla ?
Mon constat est qu'elle a du mal à vivre avec des saltimbanques, même talentueux !
Rédigé par: Graindecelle | 20 octobre 2007 at 08:28
Bravo ! Un jour, qui sait, Graindecelle pourrait bien se faire appeler Oeildelynx !
Rédigé par: Bettina Soulez | 20 octobre 2007 at 09:12
Point de vue subjectif d'un simple citoyen. Comment je ressens cet événement.
Comme d'habitude cela va assurer des revenus sûrs et stable à la Presse. Une parfaite source d'inspiration, comme d'habitude, publiera l'intimité soit de Nicolas, soit de Cécilia.
Je trouve très digne la façon qu'ils ont eu de se séparer comme ça, simplement. Nous sommes nombreux, trentenaires français à être les enfants de tels mariages terminés dans l'échec mais dans la dignité.
C'est une démarche plus adulte et moins hypocrite que la tromperie et les petites aventures auxquelles nous, citoyens, avions accepté en prétextant une certaine modernité des moeurs. Non, la modernité c'est d'assumer en adulte une séparation quelle que soit son statut dans une fonction publique ou privée.
Rédigé par: Mathieu JULIEN | 20 octobre 2007 at 13:15
Mathieu, moi aussi, cette dignité me frappe et me plaît.
Rédigé par: Bettina Soulez | 20 octobre 2007 at 13:35
Parfaitement d'accord avec Mathieu. On s'éloigne du people et on entre dans l'humain...
:-)
Rédigé par: Isabelle | 20 octobre 2007 at 20:08
Je découvre d'atroces fautes d'orthographe et de français que j'ai laissées passer...
Donc merci de votre indulgence ;-)
Rédigé par: Mathieu JULIEN | 20 octobre 2007 at 22:02
un petit message pour te direq u'il est particulièrement agréabe de lire ton blog;)
Rédigé par: nicolas sarkozy | 02 mai 2008 at 09:43
J'adore les compliments ! Merci, N...
Rédigé par: Bettina Soulez | 04 mai 2008 at 19:31