Alors, Messieurs de gauche, vous l'aviez vilipendée, attaquée avec insistance ; vous vous étiez soudés contre elle. Elle, elle a fait campagne, avec ses imperfections, certes, mais avec dignité. Et c'est bizarre, ça a plu !
Comment allez-vous faire pour rester intelligent, DSK et Fabius, et, en même temps, vous raccrocher aux branches royales ?
Et vous, hommes de centre et de droite, tirez les leçons de ces 60%. Si une femme se présente à l'UDF ou à l'UMP, vous le savez maintenant : l'arrogance machiste des politiques n'a plus du tout la cote ! Déplacez le débat !
Alors, à droite comme à gauche, épatez-nous ! Elevez-nous.
Parlez-nous d'un futur grand pays : la France, entreprenante, fière de ses richesses, respectée et présente sur la scène internationale, la France sachant exister dans ce monde éclaté.
Et toc !
PS Suis-je de droite, suis-je de gauche ? Vous ne le saurez jamais ! Je ne vous le dirai jamais. La blogosphère a suffisamment de couleurs politiques pour que vous trouviez une prise de position ailleurs !
Moi, j'observe, je titille, je dresse le constat, je m'intéresse aux attitudes, aux arguments...








Ce qui m'emmernuie au plus haut point avec cette affaire c'est que Ségo (faut l'appeler comme ça, ça fait hype et près du peup' tout à la fois) plaît non pas pour ses idées pour son programme ou ses capacités à diriger un état mais parce que de façon irrationnelle, irraisonnée, parce que c'est une femme et qu'elle plus elle est jolie elle va incarner le changement (alors que ça fait bien 20 ans qu'elle est en politique et dans les premiers plans).
Changement auquel un paquet de gens aspirent, à droite comme à gauche.
C'est ras des pâquerettes, bas de plafond et, au fond, sexiste.
Navrant en tous cas.
Cela étant, une fois mon désenchantement exprimé, je suis d'accord avec vous : la leçon est qu'il va être extremement difficile et compliqué pour un homme politique de "rentrer dans le lard" (ou dans la cellulite) d'une femme sans être traité de macho, de sexiste de dinosaure mâle. Surtout si on attaque sur le plan des idées.
Si nous n'avions pas encore atteint le degré zéro du débat d'idées dans notre beau pays du moins avons-nous bien progressé vers cet objectif lumineux.
Vais reprendre de l'aspirine, moi.
Rédigé par: Gilles | 17 novembre 2006 à 12:21
j'ai juste la sensation que c'est jus vert et vert jus...mais j'appréhende fortement un sarko contre le pen en phase finale de ce combat...je crois que ce serait pire qu'en 2002.
Rédigé par: jevli | 17 novembre 2006 à 12:57
ce qui compte c'est que ce soit une personne de qualité , et pas une ... gourde !
Rédigé par: patricia | 17 novembre 2006 à 14:43
J'aimerai bien voir la réaction du PS si Le Pen et Sarko sont au second tour, ça serait des plus amusant
Rédigé par: MrKiwi | 17 novembre 2006 à 15:15
Je ne suis pas certain qu'amusant soit le bon terme.
Je ne pense pas qu'à l'UMP une femme ait autant de succés; non que ce parti manque de femmes de qualité (il doit bien y en avoir tout de même), mais ils sont tellement vieux là-dedans, même les jeunes, qu'un tel bouleversement est difficilement imaginable.
Rédigé par: Claudius | 17 novembre 2006 à 15:28
Bettina tu sais ce que j'en pense. Je crois sincèrement que ton argument n'est pas le bon. On a jamais voté pour des hommes politiques "parce qu'ils étaient des hommes". On votait pour eux parce que pour des raisons sociologiques anciennes, les femmes ne participaient pas à la vie politique. Désormais, elles y arrivent. Mais on doit les choisir pour ce qu'elles pensent, disent et proposent, non pour leurs attributs chromosomiques! Etre une femme n'est ni l'assurance d'une qualité, ni la garantie d'une nullité. Pas plus que d'être homme... Simplement maintenant la société permet plus qu'hier cette participation des femmes. Je suis le premier à m'en réjouir étant républicain. Mais A QUALITES EGALES! Or je pense sincèrement que la candidate PS propose juste cette rupture symbolique en trompe l'oeil, mais pas une offre politique de qualité. Il faut quand même l'écouter parler. Je ne tiendrais pas le même discours si cela avait été Elisabeth Guigou, par exemple...Pardon de venir chez toi te porter la contradiction, mais je pense qu'en dehors de la dimension symbolique (une "première" comme l'écrit Libé) tout ceci ne nous emmene pas loin, car au bout du compte, c'est l'axe programmatique qui devrait compter. Ou alors nous sommes dans un staraquisation de la vie politique (qu'elle est belle dans son beau tailleur immaculé). Les femmes valent mieux que ce marketing. Je ne suis pas certain qu'elles vont savoir s'en garder...
Rédigé par: Môsieur Resse | 17 novembre 2006 à 17:12
D'accord avec toi Hervé sur le fait que les question de genre ne devrait aucunement rentrer en ligne de compte dans cette histoire.
Mais je ne crois pas que l'on puisse raisonnablement continuer à dire que Royal n'est que de l'image.
S'il est clair qu'elle a joué très habilement de la séduction en politique (tout comme n'importe quel homme politique moderne : Giscard, Mitterand, Chirac ont tous actionné, dans des styles différents, ce levier), je ne crois pas que l'on puisse désormais la cantonner à un phénomène artificiel type bulle médiatique ou défilé de tailleurs Paule Ka.
Elle a en effet résisté à une pression majeure de la part de ses outsiders, et n'importe quelle godiche (j'emploie le mot à dessein) aurait explosé en vol. Cette femme semble donc avoir un caractère en acier trempé.
Mais surtout, elle a su parler différement aux électeurs (PS et Français) en brisant plusieurs dogmes socialistes.
De là pointe une réelle contradiction chez ceux qui la déjugent : on ne peut pas A LA FOIS l'accuser de superficialité et nier les "scandale" de ses déclarations sur les camps militaires/humanitaires, la révision de la carte scolaire.
A cet instant, on peut alors rétorquer par une simple question : démagogie ou sincérité ? C'est à ce niveau là désormais que se situe l'interrogation la concernant, et non plus sur l'aspect supposément artificiel du "phénomène" Royal.
Autrement dit, l'avenir nous montrera si Royal refait le coup de la fracture sociale chiraquienne avec son discours sur la démocratie participative, ou si elle est, effectivement, porteuse de valeurs nouvelles.
Encore une fois : la question n'est plus de savoir si elle est ou non un "homme politique". Elle en a fait à mon avis la preuve et ce ne sont pas les quelques hésitations sur le nucléaire iranien et autres qui peuvent autoriser à dire qu'elle ne peut présider : rappelons que Mitterrand n'y connaissait rien en économie et de Gaulle était une bille en politique des jeunes.
Un bon président est celui qui sait s'entourer. On ne lui demande pas d'avoir réponse à tout.
Non, je pense la question de savoir si elle a gagné ses galons "d'homme politique" ne se pose plus.
En revanche, il faut se demander - pour le coup fort classiquement - dans quelle mesure elle est capable de tenir ses promesses, etc. Exactement comme pour n'importe quel "homme politique".
Rédigé par: laurent | 18 novembre 2006 à 16:12
Désolé Bettina pour les redondances...
Rédigé par: laurent | 18 novembre 2006 à 16:13
Je finis par croire que son physique l'handicape ! Elle aurait été moche, on aurait dit : "elle est très laide, la pauvre, mais elle a des idées."
Comme Laurent, sans vouloir m’afficher de droite ou de gauche, je trouve qu'elle a acquis une stature "d'homme politique" et, comme Luc Seguillon sur LCI, je pense qu'elle est imprévisible parce qu'elle est là où on ne l'attend pas, prenant des risques sur des cibles traditionnellement acquises à la gauche, avec son François qui saura bien à temps la briefer sur les dossiers internationaux qu'elle connaît encore mal. Et comme elle n’est pas plus sotte que certaines autres figures politiques, elle en tirera toujours quelque chose.
Bref, cette femme-là énerve tellement de gens que ça m'intéresse fichtrement ! Alors, j'attends la suite... par exemple, un sursaut exemplaire à droite ! Pourvu qu'il ait lieu avant qu'on ait à aller voter !
Rédigé par: Bettina Soulez | 19 novembre 2006 à 12:30
Deux choses mé dérangent dans cette élection:
- elle n'a pas été élue pour ses propositions mais principalement parce qu'elle est une femme.
- l'incapacité des français à assumer son nom de famille. On l'appelle ségo, ségolène, et jamais Royal, comme Sarkozy, Strauss-Kahn, Fabius, etc...
Tout cela me semble peu juste.
:-)
Isabelle
Rédigé par: Isabelle | 20 novembre 2006 à 08:26
Arrêtons d'appeler Madame Royal "Ségo", cela lui donne un côté sympatique qui est à l'opposé du personnage !
Rédigé par: Christophe | 20 novembre 2006 à 22:37
oui on peut dire qu'elle n'est pas sympatique du tout et ses minauderies m'exaspèrent au plus haut point , ce n'est pas ça être femme et encore moins responsable politique ,merde à la fin !
Rédigé par: patricia | 21 novembre 2006 à 09:25