Je continuerai à vous parler de temps en temps des femmes influentes parce que je sais que c'est aussi un moyen d'aider la femme en détresse, l'épouse opprimée, la jeune fille qui se fait harceler dans les banlieues et qui est en danger de mort.
Parce que de jeunes barbares en France brûlent les jeunes filles qui leur résistent, il faut témoigner de l'égalité des sexes. Parce que des jeunes gens ont une idée de la Femme totalement inconcevable, il faut promouvoir l'image de femmes aussi respectables que les hommes.
Alors, sachez-le, il y a des femmes de pouvoir que j'ai parfois envie de critiquer parce qu'elles sont trop "ceci" ou trop "cela". Mais moi, tant que ces femmes-là n'ont pas des idées extrêmes, tant qu'elles ne sont pas de la graine de dictateur, j'aime les voir en scène car, à leur manière, elles militent toutes pour le respect des plus faibles d'entre nous. Et je critiquerai les femmes pour leurs idées, si celles-ci dérapent, mais je respecterai l'expression de leur féminité.








La femme peut aussi s'exprimer par l'Art.
Je viens de découvir une artiste peintre du Nord, bon un peu féministe certes, mais qui mériterait d'avoir du succès : ses toiles abstraites sur la mère-féconde sont, à mes yeux, superbes (Valérie Foulon sur Artmajeur.com)
Rédigé par: Joel | 09 avril 2006 à 09:37
Féconde n'est pas le bon terme, désolé...je voulais mettre : créatrice de vie.
Rédigé par: Joel | 09 avril 2006 à 09:53
Là je suis entièrement d'accord avec toi... Je ne connais pas de sujet qui me révolte plus que celui de la violence quotidienne ou institutionnelle faite aux femmes. (Et aux hommes, incidemment, plus rarement).
Humaniste, plutôt que masculiniste ou féministe, serait mon crédo.
Rédigé par: hervé resse | 09 avril 2006 à 10:44
Bettina Royal(e) !
Rédigé par: Vinvin | 09 avril 2006 à 11:39
Oui,moi je rêve du jour où "la journée de la femme", "la journée contre la maltraitance" ou même la Gay-Pride seront totalement obsollètes car désormais inutiles... Rêver la paix, c'est déjà participer à sa construction.
Rédigé par: Ardalionovna | 09 avril 2006 à 12:26
comment ne pas être féministe aujourd'hui quand certains s'obstinent à ne rien comprendre au droit des femmes, en les brulant vive, en les defenestrant, comment ne pas être en colère....
Rédigé par: rosalie | 09 avril 2006 à 13:08
-> Vinvin,
Royale ou Royal ? Ni l'un ni l'autre, en aucune façon !
Aux idées nobles, élevant le débat ? Oui, ça, ça m'irait !
-> Ardalionovna,
Merci pour cette première visite.
J'aime bien : "rêver la paix, c'est déjà participer à sa construction."
Rédigé par: Bettina Soulez | 09 avril 2006 à 13:12
Rosalie, oui, et c'est si vite fait : la rencontre d'un connard et d'un briquet... l'exaspération devant une fenêtre... Des barbares ! Alexandre Jardin, dans son livre : "1+1+1" explique qu'aider les jeunes à s'exprimer par les mots permet de lutter contre l'expression par la violence physique. Cette idée me plaît et soulage...
Rédigé par: Bettina Soulez | 09 avril 2006 à 13:19
C'est une bonne approche Bettina.
Je viens de faire une petite compta personnelle: dans ma vie je suis à mon 19 ième "patron", 2 femmes pour 17 hommes.
J'ai eu de l'admiration pour 2 femmes et 2 hommes ...
Rédigé par: Guess Who | 09 avril 2006 à 14:27
Bonjour,
> Humaniste, plutôt que masculiniste ou féministe, serait mon crédo.
Je rejoins la position d'Hervé.
Quand je soutiens une cause ou que je participe à un combat, c'est pour des êtres humains que j'agis, sans distinction de sexe, d'âge ou de nationalité.
Malheureusement certains groupes se retrouvent plus souvent du côté des opprimés, des discrédités, des agressés, des laissés pour compte... c'est le cas des femmes.
Amicalement,
Monique
Rédigé par: Monique | 09 avril 2006 à 19:56
Oui pour l'émergence de femmes de plus en plus influentes. Ca nous changera de tous ces mecs qui bombent le torse, relèvent le menton, parlent mâles, draguent le votant et font référence à leurs parties génitales pour démontrer leurs compétences.
Rédigé par: Mich | 09 avril 2006 à 22:20
-> Guess Who, est-ce à dire 100% d'admiration pour des femmes patrons ? Je n'ose me réjouir !
-> Monique
Merci pour cette première visite.
Moi j'ai plus envie de me battre pour les faibles ou les affaiblies : les petites filles, les jeunes filles, les vieilles femmes.
-> Mich
Merci aussi pour cette première visite.
Oui, il semble que le langage se relâche chez certains hommes politiques. Peut-être parlent-ils de leurs parties génitales, comme tu le dis, parce qu'ils veulent aller sur un terrain où les femmes ne pourront pas les suivre (et pour cause !). D'où l'art de "déplacer le sujet du débat" au lieu de "l'élever" !
Rédigé par: Bettina Soulez | 09 avril 2006 à 22:58
Joël et Hervé,
Merci d'avoir lancé le débat sur cette note-ci. Je réalise que je vous ai répondu sur la note précédente plus assidûment qu'ici. Tout cela, le même jour !
Joël, je vais chercher ce peintre sur artmajeur, pour voir...
Hervé, ton propos d'humaniste est bien passé dans les commentaires qui ont suivi.
Rédigé par: Bettina Soulez | 10 avril 2006 à 06:20
Le problème avec l'humain c'est qu'il est lâche: ainsi l'opprimé cherche toujours à se venger de l'injustice qui lui est faite sur plus faible que lui.
De la même manière qu'au XIXeme siècle on montait les pauvres fermiers Blancs miséreux contre les fermiers Noirs encore plus miséreux, certains Djeunz coincés et conscients de leur impuissance se vengent sur plus faibles qu'eux au lieu de s'unir, victimes parallèles d'un modèle économique et social qui leur est refusé
Rédigé par: leblase | 10 avril 2006 à 12:47
Mon hypothèse est que tout est entre les mains des femmes! sortir du rôle de victime, cesser de regarder les hommes comme des persécuteurs ou des sauveteurs, assumer notre responsabilité à 100%.Tant que nous accordons du pouvoir à l'autre, homme, animal, état, etc... nous resterons dans un rôle de victime.
vous me rétorquerez qu'il existe des femmes victimes et ma réponse est oui: parce que tant que la croyance des femmes sur les femmes est qu'elle sont inférieures, irresponsables, et potentiellement victimes du pouvoir des hommes, les choses ne peuvent pas bouger ou seulement très lentement.
N'attendons pas des hommes qu'ils nous accordent d'être leurs égales. On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif, on ne peut changer l'autre. Seulement soi-même: considérons-nous comme des êtres humains, différents et égaux, point. Et c'est bien ce que l'histoire nous montre: cela prend du temps, mais la société est en pleine évolution. Ce sont nos propres croyances qu'il faut changer et c'est de notre propre évolution que naît l'évolution générale.
Pas besoin de grande bataille, de féminisme, de militantisme, seulement être nous-mêmes, féminines et grandes.... :-)
Rédigé par: Isabelle | 10 avril 2006 à 13:31
Bettina, je te suis totalement sur ce terrain féminin. Pas d'accord avec toi Hervé sur l'humanisme. C'est une façon de faire abstraction des discriminations sexuelles historiques et contemporaines qui ont été moult fois recensées en enquêtes sociologiques. Je comprends bien ton agacement Hervé, sur la forme que peut prendre le combat féministe, sur ses dérives éventuelles, mais on ne peut invoquer l'inégalité passée et présente qui existe entre hommes et femmes à partir du simple humanisme, notion parfaitement asexuée (quoique) et comme nimbée d'une aura olympienne un peu fastoche.
Mais surtout, je ne comprends pas que tu aies pu écrire dans ton commentaire sur le billet précédent de Bettina que (de mémoire) je reprends : "les femmes n'ont jamais cherché à prendre le pouvoir" sous entendu : elles auraient pu si elles avaient voulu.
Là, tu raisonnes en Homme "libre" et "éveillé" (humaniste si tu veux) et c'est faire bien peu de cas de la façon dont des valeurs (justes ou injustes) s'immiscent au plus profond des esprits - tant dans ceux des dominants que dans ceux des dominés - pour finalement paraître parfaitement normales.
Nous en avons actuellement un nouvel exemple à travers des jeunes femmes arabes qui sont parmi les plus ardents défenseurs("défenseuse" n'est pas dans mon Robert !) du voile, avec toute une série d'arguments qui ne font qu'avaliser la domination masculine. Oups, le mot m'a échappé... Un certain Bourdieu a bien décrit cela : quand des systèmes de pensée et de fonctionnement de société parviennent à se "naturaliser" au point de paraître normal à ceux qui vivent dedans...
Résultat, les femmes d'antan (et encore une part à mon avis ultra-majoritaire de femmes d'aujourd'hui) sont bien loin de se dire : "et si je prenais vraiment le pouvoir".
Dans le passé, l'idée n'a d'ailleurs été effleurée qu'à de très rares moments, par exemple au moment de la Révolution. Ce sont les femmes qui ont été moteur (le pain) de l'insurrection, certaines d'entre-elles sont même parvenues à s'insérer dans les cellules parisiennes de Sans-Culottes. Mais, très vite, (juste avant la Terreur je crois) il leur a été demandé de rentrer dans leur cuisine. Certaines l'ont été manu militari ! il y a aussi la Résistance. Certaines femmes ont été à la tête de réseaux. Mais que sont-elles devenues après-guerre ?
On peut toujours critiquer certaines féministes, mais je ne suis pas sûr qu'il faille critiquer le féminisme, qui à mon sens reste totalement d'actualité.
Rédigé par: Laurent | 10 avril 2006 à 15:55
Laurent: combat pour l'égalité des droits et devoirs, à implication comparable. C'est un combat de dignité. Est il féministe?... Par ailleurs, je n'ai jamais nié l'existence d'inégalités, puisque je les déplore. Mais on ne peut pas éternellement décider du présent à partir des traumas du passé, il faut savoir les dépasser... L'avenir se construit à partir du présent, pas en regardant dans le rétroviseur, à ressasser Olympes de Gouges. Construisons ensemble, hommes et femmes d'aujourd'hui, un monde égal (mais pas indifférencié!) où on ait des droits égaux, en respectant les spécificités des deux sexes, qui quoi qu'on en dise, ne sont pas QUE culturelles. En clair, il n'y a aucun avenir serein à attendre de la "guerre des sexes". C'est mon opinion. j'ai peut etre tort...
Rédigé par: hervé resse | 10 avril 2006 à 17:07
totalement en phase avec Laurent, le féminisme reste d'actualité, je n'approuve pas les chiennes de garde,et c'est pour cette raison que je suis un peu agacée que l'on ramène tout à elles, mais les médias ont tendance à relayer certains discours et caricaturent souvent les féministes, dans l'affaire du voile elles ont été repérées comme islamophobes.
Rédigé par: rosalie | 10 avril 2006 à 17:57
Je ne pense pas en effet que l'on soit obligé de parler de traumas, mais en revanche on ne peut pas - à mon sens- faire l'économie du terreau...
Construire ensemble, bien sûr, mais à partir de quoi ? En décrétant que tout le monde est égal ? Mais que faire à partir de cette déclaration de principe ?
Une liberté effective (en l'occurrence ici une égalité) se conquiert à partir d'un examen de ce qui pré-existe ; en bougeant progressivement les frontières des usages et coutumes par la loi et l'éducation. Je ne crois pas parler ici de guerre des sexes et, s'il se trouve qu'elle a lieu, c'est sans doute, tant par la résistance des hommes à admettre certaines évidences (je ne parle pas de toi mais du macho moyen) que par l'exaspération qui en découle auprès de certaines militantes féministes.
Si depuis des lustres, les hommes s'étaient montrés plus "partageux", les féministes ne se seraient sûrement pas autant radicalisées.
P.S : je ne connais aucune militante féministe donc je me sens assez libre de dire ce que j'en pense.
Rédigé par: Laurent | 10 avril 2006 à 17:57
-> Leblase
L'humain est-il toujours lâche ? Pas sûr. Certains savent éprouver de la compassion pour plus faible que soi... mais encore faut-il avoir été éduqué. On le voit dans le cas des enfants martyrs soumis à des adultes sauvages.
-> Isabelle,
En certains points, je suis d'accord avec toi.
Aidons les femmes à changer le regard qu'elles ont sur elles-mêmes pour qu'elles puissent se grandir. Et n'attendons pas des hommes qu'ils fassent tout le chemin ; c'est à nous d'oser prendre notre place.
Cependant, il y a des sociétés qui régressent et qui contraignent davantage les femmes. Il y a des pays où la femme a été autrefois plus libre qu'elle ne l'est maintenant. Il y a des cultures où l'on apprend à la femme la soumission, le mariage forcé,... puis le brassage des peuples apporte dans des pays plus libres un modèle de femmes décalé et impossible à intégrer... d'où autre forme de régression. Pas gai, pas gai, mon affaire !!!
Cependant, la clé pourrait être "se sentir fort" pour "être fort". C'est aussi ce que nous expérimentons en dressant certains animaux plus grands et plus imposants que nous et qui, pourtant, nous obéirons : l'équitation en est un exemple. Excellent apprentissage pour la vie !
Rédigé par: Bettina Soulez | 10 avril 2006 à 18:04
-> Laurent, Hervé, Rosalie
Merci, Laurent, pour tes deux commentaires. Je me sens comprise. Je ne me suis jamais effectivement collée une étiquette de féministe ou de machin chose ; je ressens simplement la douleur et l'étroitesse de vie de certaines femmes. C'est comme si, tout en vivant librement, j'avais l'intuition des souffrances de certaines autres.
J'ai un souvenir précis fait de tendresse et de consternation : des femmes, dans un pays étranger, m'ont prise en amitié. Elles ont voulu m'habiller comme elles. Elles m'ont fait faire tout un détour dans la maison pour éviter de nous faire passer dans les pièces principales occupées par les hommes (1ère sensation étrange pour moi, vu ma culture...), puis elles m'ont habillée richement : bracelets, colliers, tissus, jupon, c'était magnifique (sauf que je me suis sentie sacrément engoncée là bas d'ssous d'autant que j'avais gardé mes chaussures de marche !) puis, touche finale (j'ai été voilée avec obligation bien sûr de faire comme elles le font toujours : maintenir le voile couvrant mon nez, en appuyant en permanence mon doigt sur une narine), et là, vraiment, je me suis retrouvée totalement entravée. A part marcher, et tenir quelque chose d'une seule main, cette posture et ces vêtements n'autorisent rien. Je vous laisse deviner aussi la chaleur ressentie sous le voile tandis que le soleil chauffe.
Dois-je vous parler de l'habillement des hommes de là-bas, tellement plus frais, plus libre, plus occidental...
Ces femmes étaient joyeuses, je le reconnais, heureuses là-bas, certes, mais les frontières explosent et les décalages entre les cultures compliquent à mon avis la donne.
Donc, Hervé, nous ne sommes plus dans un parallèle passé-présent, mais dans un parallèle inévitable et plus complexe "ici-ailleurs et aujourd'hui".
Rosalie, tu as raison d'évoquer les chiennes de garde car, au moins, elles agissent au nom de toutes.
Rédigé par: Bettina Soulez | 10 avril 2006 à 18:33
bettina je ne pense pas que les chiennes de garde agissent au nom de toutes, je n'ai jamais eu la curiosité de visiter leur site
je les trouve insupportables
Rédigé par: rosalie | 10 avril 2006 à 19:16
Tu crois ? Je n'ai jamais pensé à aller voir...
Rédigé par: Bettina Soulez | 10 avril 2006 à 19:33